Crédit Photo : 20 Minutes

Cinq personnes sont à déplorer après un « attentat terroriste à la voiture bélier » dans la ville sainte. Le suspect a été « neutralisé ».

Israël de nouveau frappé par le terrorisme. Deux personnes, dont un enfant de 8 ans, ont été tuées et cinq autres blessées vendredi 10 février dans un attentat à la voiture bélier contre un arrêt de bus à Jérusalem-Est, selon les premiers éléments des secours et de la police israélienne. Le drame s’est produit au premier jour du week-end israélien à Ramot, quartier de colonisation juif dans la partie orientale – annexée par Israël  – de la ville sainte.

Que s’est-il passé ?

Selon un porte-parole de la police, vers 13h30 (12h30 à Paris) « le chauffeur d’un véhicule s’est dirigé à grande vitesse en direction du carrefour Golda Meir-Mintz à la sortie du quartier de Ramot en direction de Givat Zeev et a percuté des innocents qui attendaient à l’arrêt de bus ». « Deux personnes ont péri et cinq autres ont été blessées », parmi lesquelles deux sont dans un état critique, ont indiqué des responsables médicaux.

Le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge, avait fait état dans un premier temps de six blessés, dont deux enfants « dans un état critique ». L’hôpital Shaare Tzedek de Jérusalem a précisé que l’enfant décédé était âgé de huit ans. Il s’agit d’un « attentat terroriste à la voiture bélier », a indiqué un porte-parole de la police. « Les forces de police du district de Jérusalem, dont un inspecteur qui n’était pas en fonction, sont arrivées rapidement sur les lieux et ont tiré sur le terroriste qui a été neutralisé », a-t-il ajouté.

Un important dispositif policier déployé

Derrière un important dispositif policier interdisant l’accès aux lieux, une journaliste de l’Agence France-Presse a vu une voiture bleue immobilisée sur le trottoir au niveau d’un abribus. Parmi des débris à proximité, une poupée. De nombreux sauveteurs s’activaient sur les lieux, survolés par un hélicoptère et un drône. Des dizaines de badauds, parmi lesquels de nombreux enfants, pour la plupart portant l’habit noir et blanc des juifs ultra-orthodoxes, étaient rassemblés autour du cordon de sécurité. Nehurai Dery vit à Rehovot (près de Tel-Aviv) où il possède une entreprise de construction. Il était en route pour rendre visite à son père, qui vit à Ramot, quand l’attentat s’est produit. « C’est fou ce qui arrive aux enfants […] Ce n’est pas normal, nulle part c’est normal, seulement ici c’est devenu normal, c’est fou », dit-il, ajoutant : « Le gouvernement doit trouver une solution. »

Un conflit toujours aussi meurtrier

Depuis le début de l’année, le conflit israélo-palestinien a coûté la vie à au moins 43 Palestiniens (parmi lesquels des combattants et des civils, dont des mineurs), 8 civils israéliens (dont 2 mineurs), et une Ukrainienne, selon un décompte de l’Agence France-Presse réalisé à partir de sources officielles israéliennes et palestiniennes. Un Palestinien, accusé par l’armée israélienne d’avoir tenté de poignarder un de ses soldats, a été abattu jeudi par des soldats en Cisjordanie occupée, selon le ministère de la santé palestinien. La hausse des violences meurtrières observée depuis le 1er janvier fait craindre un nouvel engrenage de violences et a suscité de nombreux appels internationaux au calme.

Source : Dépêche AFP

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